L’Aston-Martin modèle DB2 est l’héritage de la « DB Mark2 » prototype réalisé en 1949 pour la course automobile.
1950-53 : Production de la DB2
La première série des D[avid] B[rown] 2 a été commercialisée dès l’année 1950. Une version coupé dite Washboard et appelée « Sports Saloon« , puis un modèle cabriolet « Drop Head Coupé » est venu compléter la gamme Aston-Martin-Lagonda quelques mois plus tard. En 1952, une série limitée à quelques exemplaires du cabriolet a été réalisée par le carrossier Graber. En 1953, c’est au tour d’un prototype Fixed Head Coupé, réalisé par Facel Metallon, qui voit le jour.
Les atouts de la sportivité
La clientèle ciblée par son Président David Brown est fortunée et à la recherche d’une automobile performante et rapide issue de la compétition. Les modèles commercialisés ont un intérieur luxueux pour une utilisation quotidienne. En appui du discours commercial, la société met en avant trois arguments :
- Une voiture conçue pour la course automobile,
- Des résultats obtenus en France lors des « 24 heures du Mans« ,
- Une DB2 100% britannique « all-British in every respect » souligne la brochure de 1950.
Une certaine élite, parmi la clientèle, sera séduite par la voiture pour notamment participer, à titre privé, à des courses automobiles prestigieuses. Toutefois, la Presse fera un accueil mitigé à la première DB2. Ses performances de sportive sont unanimement saluées avec la version vendue. Mais, l’esthétique de sa grille d’aération sur les flancs de la voiture est critiquée. Ce qui lui vaudra le sobriquet de « washboard ». Seuls les quarante-neuf premiers modèles de la DB2 en sont équipés.
Combien de DB2 ont survécu ?
Dans les années 1970-1980 et 1990, la DB2 est une voiture d’occasion dont sa valeur est fortement dépréciée. Celles qui sont trop accidentées partent à la casse car leur remise en état est trop coûteuse. Au total ce sont 411 DB2 qui ont été produites (en incluant les 4 prototypes DB Mark 2) par l’usine Aston-Martin-Lagonda entre 1949 et 1953. Le pourcentage de DB2 survivantes toujours roulantes et identifiées par mes soins, est de :
- 58% : Version coupé « Sports Saloon » , et,
- 71% : Version cabriolet « Drop Head Coupé » , et,
- 100% : Version cabriolet avec Hard-Top « Fixed Head Coupe » .
Soit, une moyenne pondérée de plus de la moitié du parc automobile qui a survécu. Un constat qui confirme la rareté du tout premier modèle commercialisé sous l’ère de David Brown, son Président.
Quels sont les modèles les plus rares ?
Les modèles les plus rares sont ceux réalisés en un seul exemplaire ce qui rend la voiture unique. C’est le cas du prototype cabriolet de 1950, et, du cabriolet avec un hard-top réalisé en 1953 par le carrossier français Facel-Metallon,
Puis, on trouve des DB2 réalisées à très peu d’exemplaires à l’instar des cabriolets signés du carrossier suisse Graber. Enfin, les quatre prototypes fabriqués en 1949 et la version X réalisée en 1952.
Le moteur « Vantage » est utilisé par l’usine pour les courses automobiles dès l’année 1949. Il développe une puissance de 127 chevaux contre une puissance de 105 chevaux pour la version standard. Il équipe les DB2 de série dès l’année 1950. Seulement 72 voitures seront équipées avec ce moteur (53 coupés ou « Sports Saloon », 18 cabriolets ou « Drop Head Coupé » et 1 cabriolet avec un hard-top).
Pour les européens et les américains, la combinaison du moteur « Vantage » et de la conduite à gauche rend encore plus désirable la DB2.
Propriétaires célèbres
Entre 1949 et 1953, les premiers propriétaires de la DB2 sont des coureurs automobiles engagés par David Brown ou des propriétaires privés, à l’instar du pilote et journaliste australien Phil Hill, du pilote suédois Sölve Relve, des français Michel Poberesjky et Pierre Maréchal, du brésilien Joao Da-Silva-Ramos, et, des britanniques Alex Mc Millan, Lyndon Sims et R.L Woods parmi tant d’autres.
Mais aussi, des célébrités du Monde du cinéma, de la télévision, du bottin mondain, et des capitaines d’industrie. En Belgique, le Roi Baudouin. En France, l’actrice Simone Signoret et l’acteur Yves Montand, le chroniqueur météo Albert Simon, l’héritier de la maison de cognac André Firino-Martell, le capitaine d’industrie du textile Michel de Surmont, le banquier d’affaires Edouard de Cazalet, et les patrons de Presse Michel et René Bolloré. En Jordanie, le Roi Hussein de Jordanie. En Suède, le Prince Bertil (cabriolets chassis : LML/50/26 et LML/50/117). Ils seront les premiers privilégiés et ambassadeurs de la marque auprès de personnes fortunées et de notables.
Pour aller plus loin
Vous trouverez, ci-dessous, les rubriques en rapport avec l’Aston-Martin DB2 commercialisée entre 1950 et 1953. Cette page est en cours de construction et régulièrement mise à jour. N’hésitez pas à la marquer dans vos favoris. Entre-temps, vous pouvez laisser un message d’encouragements. Merci de votre patience.
Septembre 2022 – ©Aston-Martin-Classic.com – All Rights Reserved




